Enjeux autour de la diversification

Pour qu’un processus de veille puisse se mettre en place, il faut tout d’abord définir plusieurs éléments. La mise en oeuvre d’un nouveau projet de diversification est très complexe, si l’on veut ne pas se retrouver face à l’échec il faut tout d’abord bien observer le marché avant diversification, pendant et après diversification.
La veille marketing et commerciale correspond simplement à une collecte et à un traitement d’informations que l’on peut trouver sur les produits et les marchés déjà existants. La veille est directement liée à la diversification, puisqu’elle permet de détecter le lancement de nouveaux produits et de marchés. Le but même de la veille est d’anticiper les événements ou les tendances en observant l’apparition de signaux faibles qui nous donnerait des indices sur un éventuel projet de diversification d’un concurrent. La veille repose sur des études à plusieurs niveaux. D’abord sur l’étude de marché, afin d’obtenir des données sur ce qui existe ou non. Pour savoir si le futur projet est déjà très présent, en mesurant ou recherchant des quantités pour aider à la décision. Puis par l’étude des clients, distributeurs ou autres personnes faisant éventuellement partie du futur projet. Le principal but de la veille étant de récupérer de l’information aidant à la prise de décision, il faut avoir une méthode pertinente afin de ne pas se lancer sur un projet pouvant avoir comme résultat un échec.

La recherche et développement, R&D, est un processus permettant l’acquisition de nouvelles connaissances. Ce travail de recherche est concrétisé, puisque cela va permettre de nouvelles applications, initiatives ou projets.  La R&D représente un très gros investissement dont le résultat est souvent aléatoire. Si la recherche réussit, les recettes de l’entreprise seront élevées, sinon dépendamment de sa santé financières, cela pourra se terminer par la disparition de l’entreprise. Le travail de R&D porte principalement sur la mise au point d’un nouveau produit pour une industrialisation sans provoquer de problèmes, souvent provoquant des pertes d’argent. C’est pourquoi une entreprise n’ayant pas de fonds pour se rattraper en cas d’échec va mal terminer. Le métier de R&D nécessite des personnes très compétentes dans leur domaine, avec des connaissances techniques solides, des capacités d’adaptations et surtout l’envie de réactualiser leurs connaissances constamment ; ainsi trouver de nouvelles ressources humaines est un problème majeur. Le coût pour l’entreprise est donc élevé.

La phase la plus critique lors d’une diversification est la prise de décision. En effet, il s’agit d’une prise de risque. Il faut formaliser un plan pour ce processus pour ne rien louper et sélectionner le meilleur choix : accepter ou refuser le projet de diversification. Une prise de décision se fait en plusieurs étapes. Afin d’améliorer ce processus, il est préférable de diviser le travail en quatre phases.
Premièrement, la phase de formalisation. Il s’agit de la définition du projet, c’est-à-dire de la prise de conscience de la situation et que l’on détecte ce qui n’existe pas sur le marché. Deuxièmement, la phase d’instruction. Il est réalisé à ce moment des collectes d’informations, des analyses de situations déjà produites afin de répertorier les différentes solutions possibles pour pouvoir collecter des avis et passer à l’étape suivante. Troisièmement, la phase de choix. On analyse et évalue toutes les solutions évoquées dans l’étape précédente. Les risques d’échec et les facteurs de succès sont identifiés. Le résultat est une décision qui est théoriquement viable. Enfin, la phase d’exécution. Il s’agit du passage à l’action, la mise en oeuvre de la solution retenue durant l’étape précédente. On définit les objectifs, les acteurs et les responsabilités de chacun.